Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 00:18

Bon, je crois que ca fait très longtemps que je n’avais pas écrit…

Depuis juillet apparemment. Juillet, qu’est-ce que j’ai fait… On va faire un retour en arrière chronologique.

Juillet:

En juillet, on a été a Santa Cruz pour les derniers ateliers pour les bénéficiaires des systèmes Euro Solar. Vous vous rappelez de ce projet non? Bref une semaine à Santa Cruz à dicter des cours, voir les matchs de foot, mangez des sonsos (idiots, sorte de pancake de yuka avec du fromage) et boire des bières. On retourne à Cochabamba en passant superviser quelques installations. Une semaine plus tard, rebelote, on part avec Edgar pour superviser d’autres installations dans l’est du pays. On visite San Javier, Guarayos, Muyupampa, une dizaine d’endroits en moins de 10 jours. On a vu de beaux endroits et connu les coutumes locales (les noix, le cusi, les chevaux, le bois, les bêtes sauvages, les puits de pétroles).

A Guarayos, il y a une noix qui pousse dans un palmier, qui s’appelle le cusi. Ça se mange, on peut aussi faire de l’huile, des champoings. Mais ils en profitent pas trop, faut dire que c’est plus rentable de faire pousser du soja. A San Javier, on a été dans une communauté super sympa. On est arrivé le jour que les installateurs finissaient leur travail, alors on les a aidés. Et les locaux nous ont offert le petit dej’, le déjeuner, le diner… Du bon lait frais, des sortes de bottereaux au fromage.

A Muyupampa, on à été bien reçu aussi. C’est sur la route qu’on a vu un puits de pétrole, en plein milieu des montagnes. Il appartenait à Total. On a aussi été au Chaco, une zone super sèche. Pour se rendre au village en voiture on a dû prouver nos habilités de conduite dans les dunes de sables. Un vrai Paris Dakar en Amérique du sud (ah, le Paris Dakar se fait en Amérique du sud maintenant).

Sympa mais fatigant. On rentre a Cochabamba et c’est déjà aout…

Aout:

En août, seconde phase de formation des techniciens en termosolar, dernière phase de formation de techniciens photovoltaiques. Encore pas mal de travail me direz-vous. Mais en aout, c’est aussi la fête d’Urkupiña. La virgen d’Urkupiña est une figure religieuse depuis trèèès longtemps. Le 15 aout c’est le rendez-vous des habitants et émigrants originaires de Quillacollo. Comme toute fête religieuse qui se respecte, il y a bien sur un défilé de danses typiques. Un peu comme le carnaval d’Oruro. Alors j’ai rejoué dans la fanfare Intercontinental Poopo. Ça c’était le 15 août.

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Septembre :

Pas grand-chose ce mois-ci, sinon la fête de la libération de Cochabamba, le 15 septembre. Des défilés, militaires, folkloriques et civils.

Octobre :

Durant tout le mois j’ai voyagé aux quatre coins, plutôt aux 9 coins du pays, pour des conférences sur les chauffe-eau solaires. Dans l’ordre, Cochabamba, Trinidad, Cobija, La Paz, Oruro, Sucre, Potosi, Tarija pour finir à Santa Cruz. Un mois bien animé.

Trinidad et Cobija du 3 au 8:

Trinidad est une petite ville de 100 000 habitants situé en plein milieu du pays, en pleine « jungle en processus de devenir la zone de production de viande bovine de référence d’Amérique du sud grâce à une déforestation massive». Récemment, la ville à été connectée au réseau électrique national, avant cela, ils avaient une centrale thermique fonctionnant au diesel. Je pensais qu’il allait faire chaud alors je suis partis en short. Manque de chance, il y avait eu un vent du sud la veille. Et en plus, la compagnie aérienne n’a pas pu faire parvenir nos valises… Du coup je me les suis pelé le dimanche. L’avion dans lequel nous sommes allés a un espace pour 18 personnes. En gros, c’est un minibus volant. Avec deux moteurs à hélice. Ça à l’air facile à manœuvrer, pour preuve, le pilote a fais une petite sieste au milieu du vol…

Le lundi on passe à la télé locale pour que les gens viennent à la conférence. On ne doit pas être très photogéniques parce qu’il n’y a pas eu beaucoup de personnes. Le dernier jour on a pu découvrir les spécialités culinaires, comme l’iguane. C’est bon mais je n’ai pas très bien digéré. Le lendemain on part direction Cobija. « On », c’est Don Miguel (directeur d’Energética), Ivailo (chef d’une entreprise d’ENR), Don Rodo (chef d’une entreprise de CES), Daniela (DRH, responsable qualité), mon iguane (mal digéré) et moi (Nicolas).

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Cobija est une plus petite ville d’un nombre inexact d’habitants dû à la forte immigration de gens des hauts plateaux et des vallées (La Paz, Potosi, Cochabamba) c’est la ville au croissement démographique le plus élevé de Bolivie. J’ai même rencontré un peintre Tarijeño (Du Sud). Comme son nom ne l’indique pas, il fait chaud là-bas (Cobija, Couverture). C’est une ville frontière avec le brésil. Les vendeurs ambulants essayaient de me vendre des trucs en me parlant en portugais. (On me prend souvent pour un brésiliens, effet short-claquette). Bref, c’est une ville adouanisé, genre duty free géant, ou genre Andorre en Amérique du sud. Je n’ai pas très bien compris pourquoi mais du coup beaucoup de commerçants viennent s’installer dans ce four à ciel ouvert.

Comme on a pris goût à notre vie de star, on repasse à la télé. Et cette fois c’est positif. Plus d’assistants, même si parler d’eau chaude solaire les surprend un peu, il y a toujours une demande des hôtels. Le dernier jour, on mange du serpent. Non, je blague, le dernier jour on à été au brésil. Sans passeport ni carte d’identité. Il y a peu de différences, les gens parlent portugais mais comprennent espagnol. Ils mangent du poulet et boivent de la bière. Mais par contre, on a pu voir plus de vélo. Et peu de voiture, à la différence de Cobija. Peut-être parce que la ville est plate. Autre curiosité, il y a des prises de courant au pied des lampadaires de la place publique.

 

Retour à Cochabamba.

Alors là, le week-end du dimanche 10, je me suis amusé à fond.

Il y avait de prévu un concert à La Paz, auquel je devais aller installer le générateur PV connecté au réseau. Le vendredi, dans la soirée, je prépare tout le matériel, les câbles, les outils etc. Le samedi, on charge un camion pour qu’il transporte tout ça à La Paz (8 heures de route). Vers 21h, je part à la gare routière pour prendre un bus direction La Paz. Mais à peine je sors de chez moi et le chauffeur du camion m’appelle, il est tombé en panne sur la route… Et pas la petite panne, et pas n’importe où. La culasse du radiateur s’est fissuré, la moitié du liquide a fuit, et il se trouve en plein milieu de nulle part en pleine campagne bolivienne. A peine si il y a un signal de portable.

Après environ 2 heures de tractation, on décide annuler et mettre en marche le plan de secours : Celui-ci consiste à créer une page internet qui pourra être retransmise durant le concert. Cette page devra afficher la puissance instantanée du générateur qui se situe à Cochabamba, expliquant que cette même énergie compense l’énergie utilisée pendant le concert. Vous me suivez ? Le chef des trucs bizarres informatique s’appelle Marcelo, souvenez-vous, l’année dernière. Marcelo est aussi le chef des finalisations de dernière minute, et il a pour particularité de travailler seulement la nuit (des fois on le surnomme Batman, plus souvent crapaud). Et bien sur, je devais l’aider à faire ce site internet… Alors je suis resté toute la nuit au bureau pour créer une page web que vous pouvez voir ici. A 6 heures j’appelle l’organisatrice du concert pour lui annoncer la bonne nouvelle. (Je lui avais déjà annoncé la mauvaise du camion en panne). Super contente elle me remercie et moi je vais dormir tout le dimanche.

La Paz-Oruro-Sucre-Potosi.

Après une semaine de repos à Cochabamba. On repart en tournée, en voiture. Cette fois nous accompagne Florian, le responsable du projet El Sol en Autriche. Autrement dit, le Chef. On arrive à La Paz la veille de la conférence, dans la nuit. Le lendemain, lundi, ça commence sur les chapeaux de roue (des fois j’ai du mal à reparler français, mais j’ai toujours des vieilles expressions bien placées). Il y a plein de gens qui attendent l’enregistrement des participants. En tout, il y a eu plus de 60 personnes, dont des ingénieurs du secteur, des représentants de la mairie, du département, et même du ministère du logement. Plutôt bien. Mais pas le temps de se reposer sur les lauriers, la nuit on part à Oruro, capital du folklore de Bolivie. L’occasion pour Florian de visiter la ville et pour nous de manger un bon Charque kan. Miam !  Le mardi se déroule la conférence. Le mercredi on part à Sucre, capital de Bolivie. Le jeudi se déroule la conférence. Pas le temps de chômer, on part la nuit à Potosi. Le vendredi la conférence et le samedi on visite la Casa de la Moneda. Lieu ou ils faisaient des pièces d’argents pour tout le pays, et aussi pour envoyer des lingots en Espagne, quand il y avait encore de l’argent au Cerro Rico… Cette histoire vous la connaissez déjà. On rentre à Cochabamba, après 4 conférences en 6 jours.

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Tarija :

Mais ce n’est pas fini, le dimanche on part à Tarija. Tarija est une petite ville situé au sud du pays, pas très loin de l’Argentine. La spécialité culinaire est les cangrejos (crabes d’eau douce) et le vin rouge.

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Ouf, je me suis senti comme à la maison. Le vin est bon là-bas. Et puis il y a plein de sortes, pas comme a Cochabamba ou il y a 3 marques de vins.

Santa Cruz :

Et pour finir, on va dans la capitale orientale. Encore une fois, il fait chaud. La conférence se déroule bien et on est content d’en finir aussi. Même si ce fut enrichissant. Au final le public a été réceptif, plus de 350 participants. On a pu sonder la perception des gens envers les chauffes eaux solaires, et la nécessité d’eau chaude sanitaire, selon la région habitée (tropique, vallée, Hauts-plateaux). Et puis personnellement, ça m’a permis de connaitre toutes les capitales départementales, avec du temps libre pour visiter et découvrir la ville.

Et voilà le super mois d’octobre.

Il y a une semaine, le 2 novembre, je suis parti au Cuzco ! Il s’y est déroulé un séminaire international d’énergie solaire. Organisé par l’ISES et l’APES (International Solar Energy Society, Asociación Peruana de Energía Solar). L’occasion de voir des conférences de chercheurs d’Espagne, Japon, Argentine, Etats-Unis, Chili… Et aussi l’occasion de participer et de présenter les avancées des mesures de rendements de collecteur solaire qu’on est en train de faire avec Paul, un jeune thésard.

On arrive donc le mardi et on voit des conférences sur les systèmes photovoltaïques, autant isolés que connecté au réseau, avec des bons sujets tels les réseaux intelligents, l’injection au réseau avec priorité à la consommation interne. Intéressant. Et j’ai pu retrouver les chercheurs de Madrid qui m’avait aidé pour le GFVCR1. Le mercredi on est allé visiter un centre de formation rural qui se centre sur l’utilisation d’énergies renouvelables pour la petite production. Des mini-éoliennes, des panneaux solaires, des fours solaires et conventionnels à haute efficacité. Des bonnes idées qu’on va répliquer en parti dans la région de La Paz.

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Le jeudi, je suis allé visiter la fac de physique pour voir une machine qui permet de faire des expériences sur les CES. Bien mais le problème c’est qu’ils ne savent pas comment ça fonctionne, heureusement il y a des étudiants qui travaillent la dessus. Le vendredi, je fais une présentation rapide de « Base de pruebas para la elaboración de una norma boliviana para calefones solares ». Plus tard, on va visiter les marchés pour acheter des souvenirs. Et dans la soirée, c’est l’acte de clôture, on en profite pour aller parler avec le président de l’ISES (wahou !) et lui offrir un livre de photos de Bolivie, content le bonhomme, espérons qu’il se souviendra de nous.

Le samedi, mes compagnons me laissent pour aller visiter le Machu Picchu. Je visite le quartier San Blas, le Qoricancha et le couvent Santa Catalina.

Article en préparation.

Par nicolas
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 19:52

 

Le Weekend dernier j’ai été visiter le parc national du Sajama. Départ le jeudi soir à 22h.

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Tata Sajama

http://lh6.ggpht.com/_YC627am6QIw/TCDI_H8tgsI/AAAAAAAABKo/vP3rvz8MqgE/s800/DSC03185.JPGÀ l'entrée de l'église

On arrive dans la matinée à Curahura de Carangas, tristement connu pour être une prison politique avec jugements sommaires pendants les dictatures. Mais cette ville à plus de 4000 mètres d’altitude abrite aussi une église du début du 17eme siècle plutôt bien conservée.

Les peintures murales ont été faites avec des pigments naturels par des amateurs. La qualité est donc plutôt mauvaise mais le contenu est intéressant. Par exemple le dernier repas du Christ est représenté avec un cuy (rongeur des Andes) au lieu d’un lapin. Et il y a des pommes de terre, des pastèques et d’autres fruits originaires des Amériques.


Et c’est la même chose sur la plupart des tableaux. Le syncrétisme permettait aux indiens de s’identifier plus facilement et le curé pouvait donc évangéliser plus rapidement.

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Quelques curiosités : Un portrait de Louis XIV dans la sacristie. Une statue de Marie avec un képi de General. Des quirquinchos !

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Quirquincho

Après Curahura, on va déjeuner à Tomarapi ou malheureusement on ne boira pas d’api (tomar api = boire un api). Pour digérer la viande de lama, on visite l’église et plus tard, on marche un peu sur une colline pour découvrir la flore de l’altiplano. La Yareta est une mousse verte, la Queñua un arbre tordu, les deux pousse à une vitesse de 1cm par an en moyenne, en fonction du sol et de l’altitude à laquelle ils se trouvent. Enfin la journée se termine, on va au village Sajama pour dormir.


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Yareta 

 

 

 

 

 Le lendemain, Samedi, on se lève tôt pour partir trop tard aux geysers. Du coup on ne les voit pas en éruptions, mais on peut quand même faire cuire des œufs pour le casse-croute. On retourne au village pour déjeuner (beaucoup de repas, on se croirait à Cochabamba) et on va aux sources d’eau chaude. Super relaxant. Sur le retour on croise des lamas j’en profite pour faire une photo lama-Sajama. Cette journée fut assez tranquille, après le dîner, des jeunes du collège local viennent jouer quelques morceaux folkloriques.

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Lama et Sajama

Le dimanche, on part vers Macaya. Sur le chemin on voit des vicuñas. Malheureusement, sur le trajet, le bus tombe en panne. On arrive tard au parc et on ne visite quasiment rien. On verra tout de même l’église et la lagune où on peut observer des flamants roses. Dommage, on aurait pu voir des Chullpay, tombes du temps des Incas. La zone était sous influence Inca mais la culture était différente. Ces tombes sont des cubes de 7 mètres de large. Au final, on rentre tard à Cochabamba. On arrive à 4h du matin du lundi. C’est la fête du nouvel an andin. Inti raymi, fête du soleil. La nuit la plus longue de l’année, et la plus froide aussi. Mais à Cochabamba, ça ne se ressent pas vraiment…

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Vicuñas

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Flamants-rose

 Plus de photos ici

 

Par nicolas
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 14:50

Chose promise chose due. Voila mon mois de février.

Le premier WE, j’ai été à Oruro pour le festival de fanfare. Le samedi, toutes les fanfares qui jouent durant le carnaval (plus de 70 je crois) y participent en jouant une dizaine de minutes. Le lendemain fut encore plus intéressant, pour la première fois j’ai joué avec les caporales San Simon, un grand show (voir la video). J’ai eu du mal à partir. Je n’ai pas pu jouer jusqu’à la fin et ai eu tout juste le temps de traverser la ville en courant (avec mon saxo et en costume) pour ne pas louper mon bus.

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Pendant ce temps à Cochabamba, j’aidais à la coordination d’un cours de système d’eau chaude solaire.  J’ai même fais prof pendant quelques heures. La formation est destinée aux ouvriers travaillant dans les entreprises de construction et installation. C’est un des points du projet El Sol, auquel participent une entreprise autrichienne et l’Aide Autrichienne pour le développement.

Le WE suivant je retourne à Oruro pour le carnaval, pour de vrai, basta de répétitions. Le vendredi je pars rapidement des cours pour aller au plus vite à la gare routière. Il y avait plein de gens et des files super longues. Par chance je rachète un ticket à un revendeur. J’arrive très tard, ou tôt le matin, ça dépend. Le samedi, levé 7 heures pour chercher une chemise, que je ne trouve pas, au final, un ami m’en donne une. Et à 10h nous voila parti avec les Cocanis sous un soleil tapant. On arrive au Socavon vers 14h. Quelques bières pour fêter ça et quelques heures plus tard, nous voilà reparti avec les Caporales San Simon. Le public était impatient de nous voir passer, il y avait une très bonne ambiance. On termine vers 3 heures du matin, il reste quelques heures pour faire la fête avant que ne se lève le soleil. Je pars me coucher vers 7 heures. A 11 heures, je me réveille sur le son de mon portable. Mince ils sont déjà en train de rejouer avec les Caporales… Je m’habille, ou plutôt met ma veste, mes lunettes de soleil et mon chapeau et c’est reparti pour un jour de musique et de fête jusqu’au petit matin.

Le lundi, plutôt tranquille, je dors un peu plus et déjeune tard. En soirée, je suis allé à une fête d’une fraternité de diablada. Tranquilou. Le mardi je rentre à Cochabamba, c’est un jour férié, j’oublie mes clés, on m’arrose, j’en profite pour ranger et faire le ménage.

Le WE suivant, c’est le carnaval de Cochabamba… encore la fête, cette fois le soleil tape plus fort, il fait super chaud et en plus, il est interdit de boire le long du défilé (de l’alcool, incluant la bière…). Alors je meure de soif pendant 10 bonnes minutes avant  qu’un ami m’offre de l’eau. J’ai vu pas mal de connaissances qui m’offrir des boissons diverses, plus ou moins légales. On termine tard, vers 22h…

Le reste du mois, je le passe au cours précédemment cité. Les derniers jours étant plus intenses. Entre les cours, la challa et l’anniversaire de Energetica.

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Ah, février en Bolivie, ou comment faire un max de choses durant le mois le plus court de l’année…

 Mars en comparaison, c’est bien plus tranquille, tellement que je n’ai pas grand-chose à raconter.

Quelques informations techniques:

Avril, ne te découvre pas d’un fil. Et si tu vis dans l’hémisphère Sud, enfile un pull.

L’entreprise avec laquelle j’ai voyagé a fait faillite en décembre, Papa, maman ne vous affolez pas, j’ai fait une réclamation, ils traitent ma demande. Je pense rentrer pour décembre 2010.

J’ai déménagé il y a quelques jours, mon contrat se terminait, je vis à deux pâtés de maison de mon ancien département. Je suis dans un autre plus vieux, plus grand, avec un patio, une place fleurie à 50 mètres. Que demande le peuple ?

La semaine prochaine, du 19 au 22, se déroule à Cochabamba “la cumbre de los pueblos contra el cambio climático y los derechos de la madre tierra”. En bref, un big congrès alternatif à Copenhague (au fait comment se porte la taxe carbone en France?? Muahaha). On va y participer, on va amener plein de trucs super bien, super grands, de quoi faire pleurer Al Gore.  Entre autre le GFV-CR1, un système pour mesurer l’efficience de panneaux d’eau chaude solaire, un faux toit de tôle avec un chauffe-eau solaire, une petite éolienne, une installation démonstrative d’électrification en zone rurale et même une turbine hydraulique de 300 kg… Ça va être marrant.

Aller, grosses bises

le flickr de energetica:

http://www.flickr.com/photos/energetica


 

 

Par nicolas
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