Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 18:53

La semaine dernière a été riche en présentation. Avec le mercredi un séminaire sur la densification du réseau électrique et un symposium organisé par l'université sur le thème des énergies alternatives, développement et application, le jeudi et vendredi.


Le séminaire du mercredi a été assez intéressant, il regroupait un vingtaine d'ingénieur de Bolivie, travaillant pour les préfectures ou des entreprises électriques privées. Il a eu lieu cette semaine pour profiter de la présence d'un hollandais, Jaap, qui travaille dans un fondation qui apporte un soutien logistique aux associations qui œuvre pour l'accès a l'énergie pour les personnes n'ayant pas les ressources financières nécessaires, mettant aussi en place des plateformes d'échange d'expériences entre les différents pays. Bien, le but de ce séminaire était de présenter le concept de densification. Quand les préfectures font des agrandissements du réseau moyenne tension, ils connectent les maisons qui se trouvent à 100m, coût de la connexion, 1000-1200$ par famille. Mais il peut y avoir des maisons éloignée de 100m à 300m de cette ligne, et s'ils font la demande d'avoir le réseau, il ne leur est pas possible de se connecter parce que ça coute plus cher (déjà que ceux qui sont sous la ligne ne peuvent pas toujours payer). La densification consiste à connecter les groupements de maison (plus que 10), de ce fait, le prix de la connexion varie entre 200 et 400$! Ce projet est pour le département de Cochabamba et concerne 7645 familles. La même chose pourrait être faite pour le département de Chuquisaca et Oruro.


Miguel qui fait sa présentation sur les energies renouvelables en Bolivie


Et le jeudi a commencé le symposium, colloque disons, de l'université de Cochabamba. Très bien aussi, des thèmes très scientifiques, comme des présentations de thèses, d'autres plus financiers, comme ce consultant qui propose de planter des palmiers sur un superficie de 50000000 hectares (environ) un peu à coté de la plaque le bonhomme. Et puis des projets de construction de centrales géothermiques dans le sud du pays, de barrages électriques dans les zones amazoniennes. Ou encore des réflexions sur le système politique et l'énergie. Miguel et Jaap ont fait des présentations. Je devais aussi faire une présentation, sur l'énergie en France, les formations, la recherche sur les énergies renouvelables, et l'installation de panneaux au bureau d'Energética. Ça c'est bien passé, et puis plus tard, quelques personnes sont venus me voir pour parler des législations, des objectifs français pour la réduction de gaz à effet de serre, aussi un étudiant m'a demandé de la documentation sur les éoliennes, il veut faire sa thèse là dessus. Un thésard voulait savoir s'il existait des onduleurs pour éoliennes. Bien bien, en tout cas ça fait plaisir de voir qu'il y a beaucoup d'étudiants intéressés aux énergies renouvelables, il devait y avoir environ 80 personnes à assister aux présentations. Les pauses goûters permettaient de manger de bonnes salteñas ou des gâteaux super crémeux, mais surtout de répondre aux questions des gens qui venait voir le stand d'Energética, avec un système photovoltaïque, des pompes à eau, des fileuses. Très bonne expérience à laquelle je suis très content d'avoir participé. Je reste en contact avec Ivan, un des organisateurs, celui qui m'avait donné des mesures de radiation pour de futurs projets plus pratiques mais qui m'intéressent tout autant.




Par nicolas
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 17:29

Devant les critiques qui me sont faites comme quoi je fait beaucoup la fête, que je me suis trouvé des vacances au soleil, je me vois dans l'obligation de faire un poste sur mon activité laboral.

Bon voilà plus d'un mois que je suis en Bolivie. En gros, à mon arrivée, j'ai participé a quelques cours d'une formation pour les installateurs qu'Energetica était en train de donner. Ça m'a permis de me familiariser à leur système photovoltaïque et de m'intégrer dans l'équipe. J'ai pu aussi me rendre compte de la radiation solaire physiquement, en me prenant quelques coups de soleil les journées de cours de maintenance.

Ensuite j'ai commencé à faire une étude de faisabilité pour l'installation de panneaux photovoltaïques au bureau, un projet qui m'intéresse énormément, puisque ça serait le premier système solaire connecté au réseau de Bolivie. Waahoouuu!! Pour l'étude j'avais besoin de données d'ensoleillement pour la ville de Cochabamba. J'ai donc été voir des chercheurs de l'université locale (des amis de Miguel, le directeur), ils sont en train de faire des mesures depuis environ un ans. Et là, j'ai rencontré Ivan, qui m'a proposé de faire une présentation dans le cadre d'un colloque sur le changement climatique. J'ai pas pu refusé, sinon il ne me donnait aucune mesure... En même temps je suis content de le faire, mais j'ai un peu le stress. Bref on verra jeudi, je vais parler de l'énergie en France, de la recherche et des formations en Corse et a Perpignan sur les EnR et puis du travail que je suis en train de faire ici.


Première page de la présentation notez le nucleaire et le baril de pétrole qui dégouline


Voilà, j'ai été bref, mais j'ai pas envie de vous embêter avec des histoires de PVsyst, de masque, d'ombres, de rayonnement diffus, de conversions euro/bolivares, dollars/bolivares, mais surtout de Matematica (j'ai supprimé Matlab de mon pc comme un gros ballot), d'Excel, de kWh, kWc, Isc, Impp, Voc... Mais je peux vous montrer à quoi ressemble le système en vue simulée:


Système de 5 fois 2 panneaux, orientés nord inclinaison 20° avec différence de hauteur entre chaque bloc.

Par nicolas
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 19:16

Ce weekend j'ai du sortir du pays pour une histoire de visa. Après m'être remis de la Challa du vendredi, je pars dimanche matin en direction d'Arica, ville chilienne. Un voyage pour un tampon, mais qui me permettra de voir des beaux paysages et des animaux locaux, la route passant par le premier parc national bolivien, le Sajama, et le parc Lauca du nord Chili. Je vais raconter dans le sens Arica-CBBA:

Donc on sort d'Arica, on passe dans le creux d'une petite vallée, entourée de montagne sableuse, on voit pas le soleil, à cause de nuage bas. Puis on commence a monter une colline, pof pof deux virages et nous voilà au-dessus des nuages! Belle vue, on continue dans les montagnes, on traverse un désert avec des cactus et on entre dans le parc Lauca. C'est très aride, les routes serpentent beaucoup, des fois on longe des pentes bien abruptes.


Le début du parc, le décrochage dans la montagne, c'est où passe la route


On commence à être assez haut, en bas, un petit plateau avec un village, et encore plus bas passe une rivière. Après ça, on se retrouve sur l'Altiplano, on suivra des cours d'eau plus ou moins asséchés.


Tintsoin! Bambi dans les andes! Ils sont pas mignons? Ce sont deux vigognes, leur poil garde très bien la chaleur.

Là, deux autres en train de manger de la mousse.


Le grand majestueux volcan Parinacota 6348m


Encore lui, avec un lac à ses pieds, tout près du poste de frontière chilien Chungara


Un flamant rose, la tête dans l'eau, aussi un espèce de canard noir en haut à droite. Là on est au poste de frontière chilien, ils sont super stricts pour les gens qui viennent de Bolivie, pas de fruit, pas de viande, pas de bouffe en fait, ne doit passer la frontière. Ils craignent la fièvre aphteuse, la mouche des fruits et plein de trucs pas cool. C'est un peu comme nous avec les anglais en fait. Ah oui le poste de frontière est a 4500 mètres, c'est haut mais il n'y a pas de neige, juste sur la route, il y a du gel sur certaines plantes. Il fait un peu froid mais pas trop, grâce au soleil qui tape bien fort, mais surtout, on sent le manque d'air en respirant.


Tintsoin, le volcan Sajama qui culmine à 6540m, c'est la plus haute montagne du pays. Entre l'eau, dans la plaine, on peut apercevoir des lamas. Il y en a tout le long de la route. D'ailleurs, au péage de sortie de Cochabamba, il y a toujours des cholitas qui vendent du Charque, c'est un plat à base de viande de lama séché, avec des patates, des gros grains de mais (choclo) et un œuf dur. C'est très pauvre en cholestérol et assez nourrissant, j'en suis déjà fan, des plats comme ça me font oublier le régime végétarien.


On peut voir l'épaisseur de la neige.


Plus loin, il y a ces pierres qui semblent avoir été empilées. Et ça continue, des terres arides, des lamas, des villages, des rivières qui serpentent.


Après la bifurcation La Paz, enfin je crois, le but c'était de photographier le petit champ qui est cultivé entre les roches et la rivière, en bas à gauche.


J'attends qu'un géologue m'explique ça. Ou même un non-géologue après-tout.


Et voilà; on quitte l'Altiplano, on descend dans la vallée de Cochabamba, le paysage sera de plus en plus vert, avec des terres rouges aussi.


Un peu comme ça, mais avec plus d'arbre. A certains endroits on distingue bien les différentes couches de roches empilées, qui étaient horizontales il fut un temps et qui se retrouvent à 45°. On arrive et il fait nuit. Je suis déçu de ne pas avoir mangé de Charque, je me venge sur un sandwich à l'œuf, une empanada au fromage et des pâtes cuites, séchées et sucrées avec du chocolat, je sais pas trop comment ils font ça, mais c'est plutôt bon, même si ça ne nourrit pas autant que le Charque.

Par nicolas
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