La semaine dernière a été riche en présentation. Avec le mercredi un séminaire sur la densification du réseau électrique et un symposium organisé par l'université sur le thème des énergies
alternatives, développement et application, le jeudi et vendredi.
Le séminaire du mercredi a été assez intéressant, il regroupait un vingtaine d'ingénieur de Bolivie, travaillant pour les préfectures ou des entreprises électriques privées. Il a eu lieu cette semaine pour profiter de la présence d'un hollandais, Jaap, qui travaille dans un fondation qui apporte un soutien logistique aux associations qui œuvre pour l'accès a l'énergie pour les personnes n'ayant pas les ressources financières nécessaires, mettant aussi en place des plateformes d'échange d'expériences entre les différents pays. Bien, le but de ce séminaire était de présenter le concept de densification. Quand les préfectures font des agrandissements du réseau moyenne tension, ils connectent les maisons qui se trouvent à 100m, coût de la connexion, 1000-1200$ par famille. Mais il peut y avoir des maisons éloignée de 100m à 300m de cette ligne, et s'ils font la demande d'avoir le réseau, il ne leur est pas possible de se connecter parce que ça coute plus cher (déjà que ceux qui sont sous la ligne ne peuvent pas toujours payer). La densification consiste à connecter les groupements de maison (plus que 10), de ce fait, le prix de la connexion varie entre 200 et 400$! Ce projet est pour le département de Cochabamba et concerne 7645 familles. La même chose pourrait être faite pour le département de Chuquisaca et Oruro.
Miguel qui fait sa présentation sur les energies renouvelables en Bolivie
Et le jeudi a commencé le symposium, colloque disons, de l'université de Cochabamba. Très bien aussi, des thèmes très scientifiques, comme des présentations de thèses, d'autres plus financiers, comme ce consultant qui propose de planter des palmiers sur un superficie de 50000000 hectares (environ) un peu à coté de la plaque le bonhomme. Et puis des projets de construction de centrales géothermiques dans le sud du pays, de barrages électriques dans les zones amazoniennes. Ou encore des réflexions sur le système politique et l'énergie. Miguel et Jaap ont fait des présentations. Je devais aussi faire une présentation, sur l'énergie en France, les formations, la recherche sur les énergies renouvelables, et l'installation de panneaux au bureau d'Energética. Ça c'est bien passé, et puis plus tard, quelques personnes sont venus me voir pour parler des législations, des objectifs français pour la réduction de gaz à effet de serre, aussi un étudiant m'a demandé de la documentation sur les éoliennes, il veut faire sa thèse là dessus. Un thésard voulait savoir s'il existait des onduleurs pour éoliennes. Bien bien, en tout cas ça fait plaisir de voir qu'il y a beaucoup d'étudiants intéressés aux énergies renouvelables, il devait y avoir environ 80 personnes à assister aux présentations. Les pauses goûters permettaient de manger de bonnes salteñas ou des gâteaux super crémeux, mais surtout de répondre aux questions des gens qui venait voir le stand d'Energética, avec un système photovoltaïque, des pompes à eau, des fileuses. Très bonne expérience à laquelle je suis très content d'avoir participé. Je reste en contact avec Ivan, un des organisateurs, celui qui m'avait donné des mesures de radiation pour de futurs projets plus pratiques mais qui m'intéressent tout autant.
Le début du parc, le décrochage dans la montagne, c'est où passe la route
On commence à être assez haut, en bas, un petit plateau avec un village, et encore plus
bas passe une rivière. Après ça, on se retrouve sur l'Altiplano, on suivra des cours d'eau plus ou moins asséchés.
Tintsoin! Bambi dans les andes! Ils sont pas mignons? Ce sont deux vigognes, leur poil
garde très bien la chaleur.
Le grand majestueux volcan Parinacota 6348m
Encore lui, avec un lac à ses pieds, tout près du poste de frontière chilien Chungara
Un flamant rose, la tête dans l'eau, aussi un espèce de canard noir en haut à droite. Là
on est au poste de frontière chilien, ils sont super stricts pour les gens qui viennent de Bolivie, pas de fruit, pas de viande, pas de bouffe en fait, ne doit passer la frontière. Ils craignent
la fièvre aphteuse, la mouche des fruits et plein de trucs pas cool. C'est un peu comme nous avec les anglais en fait. Ah oui le poste de frontière est a 4500 mètres, c'est haut mais il n'y a pas
de neige, juste sur la route, il y a du gel sur certaines plantes. Il fait un peu froid mais pas trop, grâce au soleil qui tape bien fort, mais surtout, on sent le manque d'air en respirant.
Tintsoin, le volcan Sajama qui culmine à 6540m, c'est la plus haute montagne du pays.
Entre l'eau, dans la plaine, on peut apercevoir des lamas. Il y en a tout le long de la route. D'ailleurs, au péage de sortie de Cochabamba, il y a toujours des cholitas qui vendent du Charque,
c'est un plat à base de viande de lama séché, avec des patates, des gros grains de mais (choclo) et un œuf dur. C'est très pauvre en cholestérol et assez nourrissant, j'en suis déjà fan, des
plats comme ça me font oublier le régime végétarien.
On peut voir l'épaisseur de la neige.
Plus loin, il y a ces pierres qui semblent avoir été empilées. Et ça continue, des terres
arides, des lamas, des villages, des rivières qui serpentent.
Après la bifurcation La Paz, enfin je crois, le but c'était de photographier le petit
champ qui est cultivé entre les roches et la rivière, en bas à gauche.
J'attends qu'un géologue m'explique ça. Ou même un non-géologue après-tout.
Et voilà; on quitte l'Altiplano, on descend dans la vallée de Cochabamba, le paysage sera
de plus en plus vert, avec des terres rouges aussi.
Un peu comme ça, mais avec plus d'arbre. A certains endroits on distingue bien les
différentes couches de roches empilées, qui étaient horizontales il fut un temps et qui se retrouvent à 45°. On arrive et il fait nuit. Je suis déçu de ne pas avoir mangé de Charque, je me venge
sur un sandwich à l'œuf, une empanada au fromage et des pâtes cuites, séchées et sucrées avec du chocolat, je sais pas trop comment ils font ça, mais c'est plutôt bon, même si ça ne nourrit pas
autant que le Charque.