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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 19:49

Drapeaux à l'hôtel de sel

 

Depuis Potosi, je monte le dernier dans le bus, et surprise, c'est la première fois que je vois autant de touristes au mètre carré en Bolivie. Mais je me retrouve au fond du bus, entre deux bons boliviens. Un de Potosi et l'autre de Pulacayo, une autre ville minière près de Uyuni. Celui-ci voyage de retour dans son village avec un morceau de fenêtre de voiture. La route est mauvaise. On passe à coté de maisons équipé en panneaux photovoltaïque et j'annonce fièrement à mon voisin que je travaille pour l'organisme qui installe ça. On arrive vers 18h à Uyuni. Je dois trouver une compagnie potable qui organise des tours dans le Salar, au final je choisirai la plus économique et en plus ils me proposent une chambre pour la nuit à pas cher.

 

La vierge de l'église de Uyuni

 

Après un rapide tour dans la ville, je me rends compte qu'il y a énormément de touristes, et beaucoup d'infrastructures pour eux, distributeurs, bureaux de change, café internet, et bien sûr bar et restaurant proposant pizza et autres repas typiques d'autres endroits que de Bolivie. Pas vraiment à l'aise dans cet ambiance tellement anglophile, je vais dans un petit comedor qui propose du charquekan. Viande de lama séchée, patate, gros grain de mais cuit dans l'eau et un œuf dur. Deux femmes cuisinent et un fiston me sert. A la télé passent des matchs de catch américain. Le garçon semble bien fan et s'entraine avec sa petite sœur d'à peine un an pour être le futur Batista. Il ne lui fait pas mal puisque tout est faux, et la petite éclate de rire. Il n'est pas tard et je n'ai pas sommeil. Je parcourt la ville et me retrouve entre deux locaux qui organisent des concerts. Point de rendez-vous des jeunes du coin. Je rencontre Roberto qui me fait rentrer. Le son est très fort. Les musiciens jouent une espèce de cumbia bien typique d'ici qu'on peut entendre à la radio. Je suis le seul étranger, mais ils m'accueillent plutôt bien, même si quelques uns montrent une certaine distance. Roberto n'a pas l'air très apprécié par certains. Une ou deux fois la situation a été un peu tendu mais tout fini bien. Et je rentre dormir vers 11h, les oreilles sifflantes.

 

Le cimetière de train

 

Le lendemain matin, on part vers 11h, dans le 4X4, un couple de chilien, un couple d'anglais, un argentin et une indienne. Le conducteur (bolivien) ne manquera de chambrer son voisin sur le dernier match Bolivie-Argentine.

Première étape du tour, le cimetière de train. Plein de vieilles locomotives à vapeur et de wagons complètement rouillé, au milieu de morceaux de fer tout autant oxydés. On va ensuite à Colchani, où vivent la plupart des gens qui exploitent et vendent le sel. Un petit musée du sel, avec des statues en sel. Et puis une dame explique qu'il faut rajouter de l'iode dans le sel, sinon on peut avoir des problèmes de santé. Mais le plus important de l'étape sont les souvenirs qu'on peut acheter. On part pour le Salar, on passe à coté de petit tas de sel que font les ouvriers pour qu'il sèche avant de l'amener à Colchani. Sur la route pour l'ile Inca Huasi, on contourne des yeux, par lesquels remonte de l'eau emprisonnée sous la couche de sel. Certains sont noirs, d'autres ocres.

 

Les yeux par où s'échappe de l'eau

On arrive à l'ile d'Inca Huasi (maison de l'Inca), il faut payer un droit de visite. Les infrastructures sont bien modernes, avec toilettes propres et tout et tout. Nelson, notre chauffeur prépare le déjeuner et on passe à table. Au menu, chuletas de llama, c'est à dire, cote de lama. Avec de la quinoa. Après manger, on fait un tour dans l'île. Il y a plein de cactus. Arrivé en haut, on a une belle vue sur le salar. Il y a un arc de corail, ce qui montre qu'il y a très longtemps le salar était sous le niveau de la mer, maintenant il se trouve à environ 3700 mètres. Sous le corail, on peut apercevoir de la roche volcanique. Roche volcanique, corail, cactus et sel. Et panneau photovoltaïque aussi!! ok ok j'arrête. Petite parenthèse cependant. Le salar renferme la plus grande réserve mondiale de lithium. Vous savez, ce métal qu'on utilise pour faire des batteries, comme celle de votre portable mais aussi de certains projets de voitures électriques. En rentrant, Miguel m'a dit que dernièrement, le gouvernement bolivien a signé un accord avec Bolloré pour exploiter le salar.

 

L'île Inca Huasi

 

Après l'île Inca Huasi, on va vers le volcan Thunupa. Je l'avais déjà vu quand j'avais été avec Freddy à Salinas de Garci Mendoza. J'avais envie de grimper à son sommet. Seulement, vu du nord, il parait moins grand que vu du sud. Edson nous laisse à Coqueza, un village où les gens vivent du tourisme, des llamas et de la quinoa. Quoique je ne sois pas sûr des deux derniers. L'hôtel est très bien. On restera à y dormir avec Ruben, l'argentin, et Mithika l'indienne. Les autres font juste un tour d'un jour. On va faire un tour pour voir se coucher le soleil et on a la chance de voir des flamants roses. On rencontre deux hollandaises qui racontent qu'elles ont été jetées par le 4X4 sur les coups de midi. Et elles sont donc restées dans le village, sans pouvoir rien faire, pas de chance, mais bon, elles ont qu'à savoir parler espagnole aussi. Le salar, c'est comme la mer, ça creuse, et j'ai un peu peur en voyant qu'on a de la soupe. Je demande à l'argentin si on va avoir un second plat. Bien sûr!!! Et ce sont des pâtes à la bolognaises. Les meilleurs spaghetti que j'ai pu gouter en Bolivie (les premières en fait ahah). On repart faire un tour pour voir les étoiles qu'on voit très bien. Après une petite bouteille de vin, on va se coucher.

 

L'entrée du village de Coqueza

 

Le dimanche, on part pour une petite randonnée, on accompagne les hollandaises, ou plutôt, le guide des hollandaises nous accompagne. Après une petite heure de marche, on arrive dans une grotte ou il y a des momies. Le guide est pas très bavard et il faut lui arracher le peu d'information qu'il peut nous donner. Mais un bon type quand même, il enfourne une dizaine de feuille de coca avant qu'on reparte. On ne montera pas jusqu'en haut du volcan (5400 mètres mais le plus qu'on puisse aller sans avoir besoin d'escalader doit être 4900 mètres) on ira jusqu'à un mirador où on a une belle vue sur le salar et sur le cratère du volcan. A l'est apparaissent une mini chaine d'iles qui me rappellent les iles sanguinaires d'Ajaccio. Au mirador, on partage quelques gâteaux et le reste de vin de la veille. On redescends rapidement.

 

Le volcan Thunupa vu depuis le mirador


Vers 12h apparaît notre nouveau chauffeur, Renaldo, accompagné d'un groupe de japonais. L'un d'eux parle espagnol et parle beaucoup. Très jovial le bonhomme il fait contraste avec les 3 autres qui n'ouvrent la bouche que pour manger (et pour bailler). Notre repas arrive et le japonais qui parle beaucoup demande ce qu'est la tranche de viande. Le gérant de l'hôtel répond que c'est du flamant rose. Après traduction, tous ne comprennent pas l'ironie de la réponse et semblent très content de ce met. Mais Renaldo vient plus tard et les désillusionne en annonçant que c'est du poulet. On repart en 4X4. Après discussion avec le chauffeur, on négocie un passage par l'île del Pescado. Une autre, du même type que la Inca Huasi. Peut-être plus petite, en tout cas avec des flancs beaucoup plus abruptes. Elle semble alors plus haute que l'autre.

 

L'île del Pescado

 

On va voir la Inca Huasi, que les japonais n'ont pas visité. Avec l'argentin et l'indienne, on en profite pour faire des photos illusions. Le soleil tape très fort. En plus avec la réflexion du sel, il tape par le haut et par le bas. Allez autre parenthèse, Miguel m'a dit qu'au salar les panneaux PV ont des rendements extraordinaires, dû a la réflexion du sel et aux températures extérieures basses. Petite photo intercontinental et on rentre à Uyuni.

 

Le genre de photo illusion optique

 

On arrive en soirée, le changement de température est bien brusque. Ruben m'accompagne pour boire un api et manger un bout. Puis je pars pour Oruro. Le chemin est très mauvais. J'arrive à 3h00 du matin, le temps d'acheter un billet pour Cochabamba, je pars vers à 3h30 et j'arrive à 8h. Ayant très mal dormi, je fait une sieste jusqu'à 15h.

 

Toutes les photos sur le site suivant:

Salar de Uyuni

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 19:57

Je suis parti de Cochabamba le jeudi 30 dans la soirée, direction Potosi. Ville minière qui fut la plus importante mondialement lors de l'exploitation de l'argent du Cerro Rico. Aujourd'hui pauvre, dont les mineurs extraient de l'étain dans des conditions précaires. Une fois sur place, j'achète un billet pour Uyuni. Le car part à 12h. J'ai le temps de visiter le centre. Un peu perdu, j'ai du mal à m'orienter dans cette ville, les rues ne sont pas perpendiculaire comme dans les autres centre que j'ai connu ici. Alors je prends un trufi et je descends à un endroit qui me semble en hauteur, histoire de prendre des photos du haut de la ville. Je discute rapidement avec des femmes et elles m'indiquent le Cerro Rico, qui est un peu en dehors du vieux centre. Vu qu'il est tôt et que les musées ne sont pas ouvert, je décide d'aller voir les mines.

 

Le Cerro Rico

 

Évidement, impossible d'entrer sans guide, je me fait refouler. Beaucoup de mineurs sont à l'entrée de l'exploitation, prenant le petit déjeuner ou mâchant de la coca. Deux d'entre eux, la combinaison et le casque sur la tête, sortent et semblent aller vers le haut de la colline. Je les suis, et entame la conversation, demandant s'ils vont travailler, ils me répondent qu'ils viennent de travailler (il est 8h). Ils précisent qu'ils ont commencé leur tour à 3h du matin. Ils bifurquent et je continue à marcher. Une fillette s'approche et me propose des minéraux. Elle me propose d'aller voir El Tio dans une petite mine. Je la suis et on arrive à sa maison.

 

Le même Cerro Rico de plus près

 

En fait, trois petites maison de 9 mètres carrée chacune. Deux femmes sont en train de préparer a manger et laver des vêtements. Pas d'électricité ni d'eau courante bien sur... Elles me prêtent un casque et une lampe frontale. Je rentre donc dans la mine qu'ils exploitent, précédé par deux fillettes. On va d'abord voir deux petites croix ou sont déposé des offrandes. Elles m'expliquent que ça sert de « bouchon » pour que El Tio ne sorte pas. On marche dans un autre boyaux, esquivant les trous dans lesquels s'enfoncent les mineurs, à la recherche des derniers gisements d'étain. Elles me montre de l'oxyde soufre et les instruments qu'utilisent les mineurs. Enfin, on arrive devant El Tio et un statue de la Pachamama. Beaucoup de feuille de coca, des flasques d'alcool a 90, des cigarettes. Elles m'expliquent le rituel pour offrir des cigarettes. Fumer trois taf, avec un vœu entre chacune et déposer la cigarette dans la bouche du Tio. S'il continue à fumer alors les souhaits se réaliseront. Perso j'ai jamais vu une blonde s'éteindre mais je suppose que ça doit arriver avec le tabac brun que les mineurs sont habitué à fumer, enfin j'espère pas pour eux et leurs souhaits. Sur le chemin de retour, on passe par la plancha, faille verticale où les mineurs montent comme spiderman pour faire tomber des pierres. La jeune fille me dit que son père est mort ici. On sort de la mine, avec le prix de la visite, je repars avec 4 morceaux de minerai.

 

Une facade d'église près du marché

 

Je redescends et je pense avoir le temps de visiter un musée mais le conducteur du trufi oublie de me prévenir quand on est dans le centre, alors je me retrouve à la gare routière... Pas grave, j'en profite pour boire un api et manger des buñuelos. Je retourne dans le centre mais je n'ai plus le temps de visiter un musée alors je déambule dans le marché, et dans les rues, tentant d'entrer dans des églises. Aujourd'hui c'est le premier mai, les familles les plus fortunées se retrouvent à la place principale, jetant du pain et des graines aux pigeons. Un vendeur ambulant fait une démonstration de cerf-volant. Une façade d'église est très jolie. Je rentre et le curé est en train d'expliquer ce qu'est le 1 mai. Je me rappelle que normalement on ne travaille pas ce jour là, les mineurs un peu plus haut doivent avoir un autre calendrier affiché dans leur syndicat. Je me dirige vers la gare d'autobus en passant par un marché pour manger un « Falso conejo » faux lapin. Oui parce que c'est du porc en fait. Pas très bon et froid, mais ça vaut bien 8 bolivianos (environs 90 centimes d'euro).

 


Quelle était la couleur du cheval blanc du général Sucre?
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 19:57

Pendant une semaine, j'ai accompagné Freddy au département de Oruro.

 

On est arrivé Jeudi 2 dans la soirée. Le vendredi on est resté dans la capital pour faire pression auprès de la préfecture pour qu'ils fassent avancer le dossier du remboursement des systèmes photovoltaïque installés, le département contribue a 27,5% du prix de l'installation, avec les 60% de l'état, il reste 950 bolivianos que doivent payer les utilisateurs et la mairie. Certaines payent la totalité, d'autres un pourcentage variable selon leurs ressources. Le premier vendredi du mois, c'est Challa, on est donc resté avec les employés du secteur énergie de la Prefecture pour une cérémonie en l'honneur de Santa Barbara, sainte des électriciens, qui aurait survécue à un coup de foudre (littéralement). J'ai pu tester la feuille de coca, qu'il faut mastiquer, ça m'a réveillé. Ici, ils sont beaucoup plus catholique qu'à Cochabamba, la « cérémonie » s'est terminée par une prière pour tout les électriciens et les personnes travaillant dans le domaine énergétique (Vincent, on a prié pour toi et ton CDI tout frais, félicitation!). Les orureños sont connus pour leur penchant à l'alcool, mais comme ils étaient pas payés depuis 4 mois, tout le monde est rentré chez soi, faute de pépètes pour se payer des Huari, la bière locale.

 

Samedi 4, on est passé au magasin local du SIE, entreprise partenaire de Energetica, pour réviser les preuves de versements des bénéficiaires de panneaux que nous a prêté la préfecture. Après avoir mangé un plat de costillar (côte d'agneau énorme), on a été flâner au marché, Freddy s'est acheté des stylos. On est monté jusqu'à l'église du Socavon, changement radical, la place que j'avais connu durant le carnaval s'est transformé en parking. Mais la vue est toujours impressionnante. En rentrant à l'hôtel on est passé chez les beaux-parents de Freddy qui nous ont offert le café. Son beau-père est fan du Che et a des posters partout, apparemment jusque dans les toilettes. Il m'a raconté très fier qu'il avait été a La Havane et que c'était très propre.

 

Dimanche 5 on n'a pas chômé, on a été a Corque, à l'ouest de Oruro, pour déposer une demande de payement, Hubert, un technicien local, nous a accompagné pour visiter des maisons équipées de panneaux, mais malheureusement ses habitants étaient absent. On a ensuite été dans un autre village (Choquecota) pour expliquer les conditions d'installations aux chefs de communautés de la circonscription qui s'étaient réunis en conseil (comme tout les dimanches). On les appelle les autoridades originarias. Une liste de 50 personnes est créées et chaque année, ils se succèdent pour cette responsabilité. Ici, ils sont vêtus de poncho vert, et s'ils sont mariés, ils doivent venir avec leur conjoint. Le bureau est constitué de trois personnes, une qui s'occupe des affaires internes, une des affaires externes (liaison avec la mairie et la préfecture et les mairies voisines) et une autre personne qui n'a pas de poncho qu'ils appellent corregidor, j'ai pas très bien compris son rôle, je suppose que c'est le secrétaire.

Salinas de Garcia Mendoza avec le Thunupa

 

Lundi 6 on a été à Salinas de Garcia Mendoza, dans le sud du département, au pied du Thunupa, à la frontière de Potosi et du salar de Uyuni. 5 heures de trajet, avec un pause dans un village, on nous a servis un sandwich de viande de lama. Ah oui, Oruro est en grande partie constitué de Altiplano alors les lamas abondent. Sur la route, on en a vu plein, et quelques vigognes aussi, qui ont couru devant le 4X4, vitesse de pointe, 60km/h. On a été dans cette ville pour faire un peu de pub, il n'y a encore aucun système installé la-bas. Sur le retour, on a été prendre et gouter de l'eau dans une source perdue au milieu de la pampa. On a aussi observé un puits d'eau thermale dans lequel sont faites des offrandes à la Pachamama (bière, poules, cochon...).

Le puit d'eau thermale

 

Mardi 7 a été une journée bien remplie et compliquée. On a été dans trois mairies, la première pour prendre un chèque qui n'était pas signé et qui ne le sera pas en fin de journée. Ensuite, direction Huari, ville de la fameuse blonde qui plait tant aux orureños. Perso je préfère la Paceña mais chut... La mairie a signé un accord pour pouvoir commencer la seconde phase du projet IDTR. Avec trois employés de la mairie, on a déjeuné un plat que j'ai bien aimé, bien sûr accompagné de … Huari. Puis on a été a Pampa Aullagas, surnommé Atlantide pour une théorie qui soutient que ce fut la fameuse cité engloutie. Ici ils ont un gros problème, l'ancien maire s'est fait la malle avec la tune des habitants, et des papiers des véhicules municipaux. Pas cool. On est arrivé à un accord, avec les autoridades originarias, le conseil municipal, le maire, bref quasiment la moitié du village. En rentrant, on a du changer une roue qui se dégonflait. On est arrivé à 23h à l'hôtel, et on a du continuer à travailler en classant les factures jusqu'à 00h30.

Mercredi 8, on est retourné à la préfecture, pour réviser d'autres listes d'utilisateurs, faire des photocopies des factures manquantes. A midi, German nous a rejoint, et on a été faire des courses pour le jeudi, patates, oignon, bananes, citron vert, et feuilles de coca bien sur. C'est un ancien technicien local très sympathique. Avec lui, on va a Turco, un village dans la province du Sajama (le volcan). Il est très connu la-bas, et il salut tout les passants, comme Chirac pendant les présidentielles, un peu normal puisqu'il compte se présenter pour être maire. Sur la route on a failli se prendre un autocar, et la roue arrière gauche s'est chié dessus et la chambre à aire s'est déchiré le flanc. Comme on s'était entrainé la veille avec Freddy, aucun problème pour changer la roue, style Schumacher (bon un peu plus lent ok ok).

La pêche

 

Jeudi 9, on part tôt de Turco, direction une petite rivière dans les montagnes pour pêcher! On passe chez doña Virginia qui nous accompagne, avec don Concepcion, sa femme et German. C'était super! On avait un filet qu'on mettait entre les deux berges, don Concepcion, et German plus tard, allaient dans l'eau et effraient les poissons avec des bâtons. Alors ils sortent de leur cachette et vont s'emmêler dans le filet qu'il faut ensuite remonter. Sauf que le filet était pas terrible et les poissons ne s'emmêlaient pas, alors il fallait le remonter par le bas. On a laissé passer quelques truites au début. Pendant qu'on pêchait, il mouillassait et il s'est même mis à neiger aux sommets (la rivière est à 4200 mètres d'altitude).

Les poissons

 

Avec une trentaine de poisson, on retourne à la voiture et il était temps parce qu'il a commencé a grêler! On a fait un feu avec les dernières allumettes pour se réchauffer, avant d'aller chez Virginia pour manger. Sa maison est à 4500 mètres, surplombant une mini vallée où paissent des alpagas, super apaisant. Il manquait juste le soleil. On a été chercher de l'eau pour cuisiner dans un cours d'eau un peu plus haut. On s'est bien rempli le bide! Tout le monde était repus et il restait beaucoup de nourriture. On a bu un café aux herbes très fort.

Les montagnes enneigées

 

On est ensuite reparti à Turco. On est arrivé sous la pluie, pour déposer German. On voulait faire réparer la roue de secours (depuis la veille, on roule avec une roue de secours qui perd de l'air), mais impossible de trouver un garagiste. Alors on l'a faite gonfler au maximum. On repart vers Oruro sous la pluie. Le chemin est très boueux, on croisera un taxi qui avançait sans faire tourner ses roues. Vive les 4X4 (je pensait pas que je dirait ça un jour). Une fois passé le plus gros de la pluie et le parcours le plus difficile Freddy me confie qu'il était sur le point de me proposer de rester à Turco pour la soirée. On était sensé rentrer à Cochabamba le jour même, mais on décide de dormir à Oruro. En plus, à quelques kilomètres de la ville, une roue commençait à se dégonfler (toutes des poules mouillés ces continental!!). En arrivant, on passe chez un garagiste pour faire réviser toutes les roues pour partir tranquillement le lendemain. On mange les meilleurs hamburgers du quartier, Freddy m'en avait parlé toute la semaine, heureusement qu'on est resté alors!!

 

Vendredi 10, c'était vendredi saint. Les catholiques (ou les chrétiens??) doivent manger 12 plats à midi. Je suis arrivé à 12h30. Les proprios m'ont invités à partager leur repas. Soupe, poisson et riz au lait (pas de viande et pas douze plats heureusement). Super bon, quasiment autant que la veille. La sieste de 17h à 19h était bien méritée non?

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 19:55

"L'union est la force" ancien batiment où se déroulait les sessions du sénat


Le week-end dernier j'ai donc été a Sucre, Capitale de Bolivie délaissée en faveur de la Paz. Mais toujours capitale, même la dernière constitution votée il y a peu le certifie. Berceau du cri libertaire de l'Amérique du sud. Après une dure nuit de trajet de 12 h pour venir (les routes en terre c'est pas terrible pour le sommeil), on commence les visites en compagnie de Sergio, un ami scout de Iris, sucreño, très fier de sa ville et autonomiste. On va donc a la Casa de la Libertad, où se déroulaient les premières séances parlementaires avant d'être transférées à La Paz. C'est donc un lieu qui est historiquement très important. On y trouve aussi les portraits de tous les présidents qu'a connu Bolivie (les dictateurs aussi bien sur). Une salle rend hommage à une femme (Juana Azurduy de Padilla) qui se battait de façon légendaire contre les royalistes lors de l'indépendance. Il y a une copie de la déclaration d'indépendance, qui trône sous les regards de Sucre, Bolivar et Ballivian. Sergio insiste bien sur l'authenticité et la qualité de conservation des objets, c'est sûr que par rapport à Cochabamba, on a l'impression d'avoir remonté deux siècles. En fait un peu moins de deux siècles puisque c'est le 25 mai prochain que se fêtera le bicentenaire du premier cri libertaire. D'ailleurs dans toutes les rues on peut croiser des peintres qui mettent une couche de blanc aveuglant sur les façades des maisons pour l'occasion. Toute la ville est d'un blanc plus blanc que du sucre raffiné (mouahaha). Ça peut faire mal aux yeux mais c'est beau, par contre c'est galère si un autonomiste tague « Evo no ».

Sucre, Bolivar et Ballivian


Après cette visite, on va au cimetière où sont enterrées grand nombre de personnes importantes et/ou riches de Bolivie. Très joli, et très reposant (ahah). Il est presque midi, on va manger une salteña accompagnée d'orchata alors là je dois dire que j'ai été déçu, je pensais retrouver des saveurs valenciennes mais il n'en est rien. J'ai pas très bien compris ce qu'il y avait dedans (du lait, un oeuf.??), mais ça vaut pas une orchata barcelonesa. Heureusement on a été gouter du chorizo, ça a rattrapé les espèces de saucisses de Strasbourg piquantes que j'ai pu manger à Cochabamba.

Monument en l'honneur d'étudiants qui n'ont pas écouté (la statue tient une couronne d'oreilles coupées)


Ensuite, une petite sieste bienfaitrice, et c'est reparti pour des musées. Tout d'abord le musée des arts indigènes, avec plein de tissages magnifiques qui viennent de toutes les tribus des alentours. Mes préférés, ceux de Tarabuco, lumineux et minutieux, avec des dégradés de couleurs très subtils. Sinon il y les Jalq'a qui font des motifs assez flippant (des animaux imaginaires, le dieu malin...) en rouge et noir. Plein d'explications sur leurs croyances, un mix entre religion chrétienne et mythes ancestraux, pierres qui représentent des vierges, auxquelles les tisserands viennent prier ou dormir en compagnie de leur métier. Il y a aussi une salle avec des objets trouvés dans une grotte où a été enterré un marchand important avec les servants qui devaient reposer avec lui. Oui mais comment on reconnaît la personne importante dans un tas d'os? Ben c'est celui qui a le crâne déformée. (comme dans le dernier Indiana Jones vous savez, les E.T. au crâne de cristal).

Un patio du monastere de la Recoleta


Après cette visite, on court au monastère de la Recoleta. Le dernier groupe de visite guidée a déjà commencé, on insiste dur pour pouvoir rentrer, l'endroit est encore habité par des frères franciscains. Des beaux patios bien verts, dehors, un cèdre très vieux avec vue sur les potagers cultivés par les moines. Une jolie église, avec un coro en bois sculpté. Et aussi une pendule, (ça c'est Iris qui me l'a fait remarquée, ça lui semblait important). Dommage, il commence à faire sombre, on ne peut pas trop admirer les patios. On sort et on va au mirador, belle vue sur cette ville qui me fait penser de plus en plus à Grenade, sans le coté arabe.

Vue sur la ville depuis le mirador de la Recoleta


Il se fait tard, mais on continue a marcher, on va manger un bout et en compagnie de deux autres scouts, Barco et Choco (ce sont des surnoms), on va a la tour Eiffel. oui la tour EIFFEL, apparemment il aurait construit la gare et en a profité pour faire une petite sœur bolivienne à la parisienne. Après une montée et une descente du petit monstre d'acier, on va a la gare, qui ne fonctionne plus, comme la plupart des gares boliviennes. On passe à coté de l'hôpital psychiatrique, qui donne la réputation de moitié fou aux sucreños pour le reste des boliviens. Par hasard on passe à coté d'un théâtre, et Choco s'aventure pour jeter un coup d'œil, on restera jusqu'à la fin pour voir un spectacle de Cueca à l'œil! Les cuecas ce sont des danses en couple, avec des foulards qu'on agite pour attirer le partenaire. Un petit style flamenco, surtout dans les costumes des femmes. Joli spectacle avec des sketchs entre chaque danse pour faire rigoler.

Le spectacle de Cueca


Pfiou, journée bien chargée, pour compenser il fallait bien une nuit tout autant chargée, au menu, anniversaire d'une scoute, dégustation de vin artisanaux de l'ami Choco pour finir par un karaoké. On aurait bien continué mais le videur de la boite n'a pas voulu nous faire rentrer. On va donc faire dodo. Le lendemain matin on avait planifié d'aller à la messe dans une chapelle.

Au karaoké


Mais bon, c'est pas toujours facile de se lever. Alors on se contentera de la fin de la messe. En fait le but c'était d'aller voir la Virgen de Guadalupe qui a une plaque d'argent pour robe, à laquelle un grand nombre de pierres précieuses ont été ajoutées. Après ce salut cordial à la Vierge la plus coquette du monde, on va acheter nos billets de retour. On boit un jus de fruit (au lait malheur!), encore tout patraque, souffrant le chaqui, Sergio nous propose d'aller déjeuner dans un endroit pour manger spécialement un mondongo, de la viande de porc, du maïs et des patates. Avec une sauce piquante pour la viande et une sauce jaune curry pour le maïs, des gros morceaux de gras flottant dans le tas. Bref pas fan... peut-être pas le bon moment non plus.

La virgen de Guadalupe


Après ce festin, on va voir un château de prince. Un certain Mr Francisco Argandoña qui a fait fortune dans l'argent, fit construire ce château, plein d'amour pour sa femme, avec qui il ne pouvait malheureusement pas avoir d'enfant, alors il construisit aussi un orphelinat. Le style de l'ensemble est... très curieux, d'après la guide, la tour du prince est d'influence oriento-russe et le jardin a un style comparable à celui de Versailles... Je ne suis pas vraiment tombé sous le charme mais les autres avaient l'air de trouver l'endroit très romantique.

L'entrée du chateau de la Glorieta


Bon aller un dernier tour dans le centre, un dernier jus de fruit, un premier (et dernier) kebab bolivien et on va prendre le car. Retour plus reposant, mais plus long, on a eu un problème mécanique j'ai pas très bien compris de quoi. On est donc arrivé avec deux heures de retard. Il est déjà 8h du matin. Iris a une réunion à la préfecture à neuf heures les boules. Moi je vais au bureau, avec dans le sac de bons chocolats de Sucre pour les collègues.

La tour Eiffel


Petites légendes qui font peur:

Un fantôme d'avocat qui défendait les droits des indigènes rodait la nuit dans la ville, a bord d'un carrosse. Il emmenait des riches qui maltraitaient ou esclavageaient des indiens et il les laissait dans une ruelle, après leur avoir enlevé leur âme. Pour contrer cette malédiction, on fit sceller des os humains entre les pierres de la ruelle. En forme de croix, tous les treize pas. Encore aujourd'hui personne ne passe dans la ruelle entre minuit et l'aurore de peur des fantômes qui continuent de hanter l'endroit.

Dans une autre ruelle, passé minuit, on peut croiser un berceau d'où proviennent des cris de bébé, mais si on se penche pour observer l'enfant, le diable apparaît et pof vole l'âme du pauvre bougre.

Entre Potosi et Sucre existe le pont maudit, auquel il manque une pierre. Un indien devait aller chercher des objets qu'on lui avait demandé de rapporter pour qu'il puisse se marier avec un femme d'une autre tribu. Pour pouvoir passer une rivière, il passa un pacte avec le diable pour qu'il construise un pont. Mais arrivé à la dernière pierre, il se trouva face à face à St Pierre qui s'était assis sur l'avant-dernière pierre, et ne put donc finir son œuvre. Depuis, il y a toujours un creux et toute tentative pour réparer le pont est vaine. L'indien, on m'a pas dit ce qui lui était arrivé, je suppose qu'il se maria et eut plein d'enfants.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 18:53

La semaine dernière a été riche en présentation. Avec le mercredi un séminaire sur la densification du réseau électrique et un symposium organisé par l'université sur le thème des énergies alternatives, développement et application, le jeudi et vendredi.


Le séminaire du mercredi a été assez intéressant, il regroupait un vingtaine d'ingénieur de Bolivie, travaillant pour les préfectures ou des entreprises électriques privées. Il a eu lieu cette semaine pour profiter de la présence d'un hollandais, Jaap, qui travaille dans un fondation qui apporte un soutien logistique aux associations qui œuvre pour l'accès a l'énergie pour les personnes n'ayant pas les ressources financières nécessaires, mettant aussi en place des plateformes d'échange d'expériences entre les différents pays. Bien, le but de ce séminaire était de présenter le concept de densification. Quand les préfectures font des agrandissements du réseau moyenne tension, ils connectent les maisons qui se trouvent à 100m, coût de la connexion, 1000-1200$ par famille. Mais il peut y avoir des maisons éloignée de 100m à 300m de cette ligne, et s'ils font la demande d'avoir le réseau, il ne leur est pas possible de se connecter parce que ça coute plus cher (déjà que ceux qui sont sous la ligne ne peuvent pas toujours payer). La densification consiste à connecter les groupements de maison (plus que 10), de ce fait, le prix de la connexion varie entre 200 et 400$! Ce projet est pour le département de Cochabamba et concerne 7645 familles. La même chose pourrait être faite pour le département de Chuquisaca et Oruro.


Miguel qui fait sa présentation sur les energies renouvelables en Bolivie


Et le jeudi a commencé le symposium, colloque disons, de l'université de Cochabamba. Très bien aussi, des thèmes très scientifiques, comme des présentations de thèses, d'autres plus financiers, comme ce consultant qui propose de planter des palmiers sur un superficie de 50000000 hectares (environ) un peu à coté de la plaque le bonhomme. Et puis des projets de construction de centrales géothermiques dans le sud du pays, de barrages électriques dans les zones amazoniennes. Ou encore des réflexions sur le système politique et l'énergie. Miguel et Jaap ont fait des présentations. Je devais aussi faire une présentation, sur l'énergie en France, les formations, la recherche sur les énergies renouvelables, et l'installation de panneaux au bureau d'Energética. Ça c'est bien passé, et puis plus tard, quelques personnes sont venus me voir pour parler des législations, des objectifs français pour la réduction de gaz à effet de serre, aussi un étudiant m'a demandé de la documentation sur les éoliennes, il veut faire sa thèse là dessus. Un thésard voulait savoir s'il existait des onduleurs pour éoliennes. Bien bien, en tout cas ça fait plaisir de voir qu'il y a beaucoup d'étudiants intéressés aux énergies renouvelables, il devait y avoir environ 80 personnes à assister aux présentations. Les pauses goûters permettaient de manger de bonnes salteñas ou des gâteaux super crémeux, mais surtout de répondre aux questions des gens qui venait voir le stand d'Energética, avec un système photovoltaïque, des pompes à eau, des fileuses. Très bonne expérience à laquelle je suis très content d'avoir participé. Je reste en contact avec Ivan, un des organisateurs, celui qui m'avait donné des mesures de radiation pour de futurs projets plus pratiques mais qui m'intéressent tout autant.




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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 17:29

Devant les critiques qui me sont faites comme quoi je fait beaucoup la fête, que je me suis trouvé des vacances au soleil, je me vois dans l'obligation de faire un poste sur mon activité laboral.

Bon voilà plus d'un mois que je suis en Bolivie. En gros, à mon arrivée, j'ai participé a quelques cours d'une formation pour les installateurs qu'Energetica était en train de donner. Ça m'a permis de me familiariser à leur système photovoltaïque et de m'intégrer dans l'équipe. J'ai pu aussi me rendre compte de la radiation solaire physiquement, en me prenant quelques coups de soleil les journées de cours de maintenance.

Ensuite j'ai commencé à faire une étude de faisabilité pour l'installation de panneaux photovoltaïques au bureau, un projet qui m'intéresse énormément, puisque ça serait le premier système solaire connecté au réseau de Bolivie. Waahoouuu!! Pour l'étude j'avais besoin de données d'ensoleillement pour la ville de Cochabamba. J'ai donc été voir des chercheurs de l'université locale (des amis de Miguel, le directeur), ils sont en train de faire des mesures depuis environ un ans. Et là, j'ai rencontré Ivan, qui m'a proposé de faire une présentation dans le cadre d'un colloque sur le changement climatique. J'ai pas pu refusé, sinon il ne me donnait aucune mesure... En même temps je suis content de le faire, mais j'ai un peu le stress. Bref on verra jeudi, je vais parler de l'énergie en France, de la recherche et des formations en Corse et a Perpignan sur les EnR et puis du travail que je suis en train de faire ici.


Première page de la présentation notez le nucleaire et le baril de pétrole qui dégouline


Voilà, j'ai été bref, mais j'ai pas envie de vous embêter avec des histoires de PVsyst, de masque, d'ombres, de rayonnement diffus, de conversions euro/bolivares, dollars/bolivares, mais surtout de Matematica (j'ai supprimé Matlab de mon pc comme un gros ballot), d'Excel, de kWh, kWc, Isc, Impp, Voc... Mais je peux vous montrer à quoi ressemble le système en vue simulée:


Système de 5 fois 2 panneaux, orientés nord inclinaison 20° avec différence de hauteur entre chaque bloc.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 19:16

Ce weekend j'ai du sortir du pays pour une histoire de visa. Après m'être remis de la Challa du vendredi, je pars dimanche matin en direction d'Arica, ville chilienne. Un voyage pour un tampon, mais qui me permettra de voir des beaux paysages et des animaux locaux, la route passant par le premier parc national bolivien, le Sajama, et le parc Lauca du nord Chili. Je vais raconter dans le sens Arica-CBBA:

Donc on sort d'Arica, on passe dans le creux d'une petite vallée, entourée de montagne sableuse, on voit pas le soleil, à cause de nuage bas. Puis on commence a monter une colline, pof pof deux virages et nous voilà au-dessus des nuages! Belle vue, on continue dans les montagnes, on traverse un désert avec des cactus et on entre dans le parc Lauca. C'est très aride, les routes serpentent beaucoup, des fois on longe des pentes bien abruptes.


Le début du parc, le décrochage dans la montagne, c'est où passe la route


On commence à être assez haut, en bas, un petit plateau avec un village, et encore plus bas passe une rivière. Après ça, on se retrouve sur l'Altiplano, on suivra des cours d'eau plus ou moins asséchés.


Tintsoin! Bambi dans les andes! Ils sont pas mignons? Ce sont deux vigognes, leur poil garde très bien la chaleur.

Là, deux autres en train de manger de la mousse.


Le grand majestueux volcan Parinacota 6348m


Encore lui, avec un lac à ses pieds, tout près du poste de frontière chilien Chungara


Un flamant rose, la tête dans l'eau, aussi un espèce de canard noir en haut à droite. Là on est au poste de frontière chilien, ils sont super stricts pour les gens qui viennent de Bolivie, pas de fruit, pas de viande, pas de bouffe en fait, ne doit passer la frontière. Ils craignent la fièvre aphteuse, la mouche des fruits et plein de trucs pas cool. C'est un peu comme nous avec les anglais en fait. Ah oui le poste de frontière est a 4500 mètres, c'est haut mais il n'y a pas de neige, juste sur la route, il y a du gel sur certaines plantes. Il fait un peu froid mais pas trop, grâce au soleil qui tape bien fort, mais surtout, on sent le manque d'air en respirant.


Tintsoin, le volcan Sajama qui culmine à 6540m, c'est la plus haute montagne du pays. Entre l'eau, dans la plaine, on peut apercevoir des lamas. Il y en a tout le long de la route. D'ailleurs, au péage de sortie de Cochabamba, il y a toujours des cholitas qui vendent du Charque, c'est un plat à base de viande de lama séché, avec des patates, des gros grains de mais (choclo) et un œuf dur. C'est très pauvre en cholestérol et assez nourrissant, j'en suis déjà fan, des plats comme ça me font oublier le régime végétarien.


On peut voir l'épaisseur de la neige.


Plus loin, il y a ces pierres qui semblent avoir été empilées. Et ça continue, des terres arides, des lamas, des villages, des rivières qui serpentent.


Après la bifurcation La Paz, enfin je crois, le but c'était de photographier le petit champ qui est cultivé entre les roches et la rivière, en bas à gauche.


J'attends qu'un géologue m'explique ça. Ou même un non-géologue après-tout.


Et voilà; on quitte l'Altiplano, on descend dans la vallée de Cochabamba, le paysage sera de plus en plus vert, avec des terres rouges aussi.


Un peu comme ça, mais avec plus d'arbre. A certains endroits on distingue bien les différentes couches de roches empilées, qui étaient horizontales il fut un temps et qui se retrouvent à 45°. On arrive et il fait nuit. Je suis déçu de ne pas avoir mangé de Charque, je me venge sur un sandwich à l'œuf, une empanada au fromage et des pâtes cuites, séchées et sucrées avec du chocolat, je sais pas trop comment ils font ça, mais c'est plutôt bon, même si ça ne nourrit pas autant que le Charque.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 18:49

Vendredi 6, on a fait la Ch'alla au bureau. Comme je l'ai dit dernièrement, c'est un jour pour faire des offrandes a la Pachamama. Les gars avaient donc préparé une Koa (des bonbons, des objets symbolisant de l'argent, des plantes sèches et … une étoile de mer je sais pas pourquoi) qu'ils ont déposé sur des braises. Ça fume beaucoup mais ça sent pas trop mauvais. Le temps que ça crame, on en profite pour lancer des confettis et des petits bonbons un peu partout, mais surtout sur les toits, et le toit du terrain voisin, il parait qu'il va vendre, pourvu que ce soit a Energetica. Marcelo, l'ingénieur informaticien, tente de lancer une bataille d'eau. Mais personne ne l'arrose alors il part bouder devant son pc (nan je rigole, il avait du travail, après on me fait des réflexions que je suis super acide). En fait, comme c'est Silvia qui a organisé, elle a interdit de s'arroser. 


La Koa


Bref, on prend l'apéro tranquillement, pendant que tout le monde, chacun son tour, du plus ancien au plus jeune, balance de l'alcool fort autour du brasier, dans le sens trigonométrique attention! Et aux quatre points cardinaux. On peut aussi jeter un verre de bière et en boire un autre. Chacun fait son petit souhait à sa manière.


Un petit verre de tequila sunrise avant de manger


Une fois fini l'apéro on passe a table, on devait être une vingtaine facilement, on a mangé de la viande de vache séchée, avec une salade de tomate, des patates et des espèces de fayot énormes dont on ne mange pas la peau. Et puis sont arrivés les bouteilles de tequila. Ça commence doucement, et puis je ne sais pas qui lance un jeu avec des ballons de baudruche, on se les balance, et celui qui fait tomber un ballon doit boire. Marrant, mais tellement enfantin, en tout cas on a bien rigolé. Les bouteilles continuent de se vider tranquillement. Et puis Harry sort le jeu qu'ils avaient fabriqué pour comadre. C'est des petites figurines avec la photo des filles du bureau, trop marrant, en plus les figurines sont à l'échelle. Et puis un petit pistolet a bille. L'objectif, depuis l'autre bout de la table, toucher une petite figurine. Si c'est réussi, la récompense est un petit verre de tequila (la copa oficial), sinon, le gage est un petit verre de tequila (la même copa oficial). Les filles commencent à tirer, puis les mecs, et les blagues vont bon train, tirer, bien viser, faire tomber ou coucher, autant d'expressions qui peuvent être mal interprétées, déjà qu'avec les ballons ça balançait du lourd (globos, bolas, je vous laisse chercher). Puis la moitié des gens s'échappe, il reste une bouteille de tequila qu'on finira en shooter.


Don Freddy et la copa oficial


Mais les infatigables en veulent encore, avec Freddy, qui a déjà une solide réputation, Ernesto, qui a apprit rapidement, et 4 autres, on va dans un bar près du bureau. Et c'est parti pour de la Huari. Je m'échappe rapidement. Je pensais partir le lendemain au Chili, mais j'ai loupé les départs et puis c'est pas plus mal comme ça j'ai pu me reposer de cette Ch'alla. Mon souhait pour l'an prochain, plus d'alcool par terre et moins dans le verre haha.

Le jeu des comadres

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 18:58

Le week-end suivant le carnaval de Oruro, c'est le corso de corso a CBBA. Moins religieux et moins bien organisé que celui d'Oruro, ça reste un gros événement de la ville. La recette est la même, des danseurs, des fanfares, de la mousse, de l'eau et de la bière. Petit bémol, beaucoup plus de policiers. L'alcool, les bombes à eau et la mousse sont théoriquement interdits dans les gradins.


Soldat en Madagascar 2


Les premiers à défiler sont les soldats de la caserne locale. Ça ressemble plus au carnaval que je connaissait, avec des déguisements artisanaux en rapport avec l'actualité, avec de la musique à la mode. On a eu le droit à Madagascar, Shreck, le dengue (maladie tropicale qui fait des ravages dans les zones orientales du pays). Très marrant, les soldats semblent réellement se défouler et se donnent à fond pour faire crier le public féminin.


Groupe afro-bolivien


Puis ont suivis les mêmes types de groupe qu'à Oruro, diablada, morenada, caporales, tinkus, il y avait aussi un groupe d'afro-boliviens. On était vers la fin du défilé, les gradins étaient plein de jeunes étudiants ou lycéens. Entre deux groupes, les bombes à eau fusaient, un spectateur s'est énervé et cherchait à se battre, ce qui a empiré la chose et il s'est pris encore plus de bombe à eau, c'était encore tôt dans la journée, personne ne voulait que ça se termine mal, les deux cotés scandèrent « sin pelea sin pelea » le bonhomme est retourné à sa place, plus tard, il s'amusera comme les autres, complètement trempé. Une autre différence est qu'il y a très peu de touriste, peu de gens portent des ponchos, le climat aidant, un peu rester mouillé jusqu'à la nuit.


La poopo


La Poopo (super fanfare) est passée en fin de soirée, accompagnant une des formations de la San Simon, c'est un groupe attendu par tout le monde, ils sont très nombreux et ont une solide réputation. Ce sont principalement des étudiants de l'université publique des différentes ville de Bolivie. A minuit, tous les groupes étaient passés. J'ai été dans un bar ou j'ai appris un nouveau jeu de dés. Avec 5 dés et en 3 coups, il faut sortir 1, 2, 3 et le maximum des deux dés restants. Celui qui fait le plus petit résultat boit. Autant de tour que de joueur, chaque joueur donne un lieu et un prénom féminin, ainsi, le perdant boit mais fait l'amour avec Daniela dans la cuisine. Des vrais gosses ces boliviens.

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 18:41

Surement l'un des plus importants d'Amérique du sud. Voilà le cadre, des personnes font la promesse de défiler ce jour là à la vierge de Socavon. Plus de 7 heures de danse en parcourant la ville, pour arriver à l'église où se trouve le portrait de la vierge. Cet événement attire beaucoup de spectateurs. On s'arrose, on se balance de la mousse, on danse, on boit, et on mange un peu.


Le portrait de la Vierge de Socavon


Iris, une collègue, m'avait proposé de venir, Katherine, sa sœur et Abril sa cousine y dansent. Vendredi soir, me voici donc parti direction Oruro, en compagnie de Katherine, trois de ses cousins, une petite-amie d'un des trois et Johannes, un allemand qui fait son service civil à CBBA. On arrive vers 1h du matin, on va acheter des tickets pour les gradins à la place principale. Il y a déjà beaucoup de monde, c'est parfois difficile de traverser des endroits étroits. Puis on fait un petit tour rapidement, pour aller boire un api, boisson chaude à base de maïs moulu. On rentre dormir.


Le lendemain matin, on se lève tôt pour aller voir le défilé. On arrive vers 10h à la place, nos gradins sont abrités par une bâche ce qui nous protège du soleil et des tirs de bombes à eau venant de l'autre coté de la rue. Très bonne enfant comme ambiance. On reste pendant 12 heures sur place, à regarder passer des tinkus, des morenas, des diabladas, des caporales et bien d'autres encore. Mes préférés resteront les tinkus, avec leur danse violente. Mais les caporales se défendent bien aussi, très spectaculaire.


Un groupe de Tinkus

Un autre de Diabladas, sans leurs masques


Ce carnaval représente aussi toute la Bolivie dans sa diversité, et fait aussi référence aux douleurs de son passé comme ces danseurs le visage noirci symbolisant les esclaves noirs qui travaillaient dans les mines. On rentre pour se couvrir (les nuits sont fraiches) et on va voir le départ de Katherine et Abril. On retourne sur la place pour les voir passer, on attendra plusieurs heures. Enfin, vers 4 heures, le groupe de Ferrari Ghezzi apparaît. Ils passent quasiment dernier à cause d'une dispute lors d'une réunion. On les salut puis la majorité d'entre nous rentre, fatigués. Pour ma part je suis monté à la place juste en bas de l'église pour rejoindre Katherine et Abril. On a pu voir le jour se lever au son de la fanfare, super expérience. On a accompagné les danseurs jusqu'à l'église. Les gens levaient la paume des mains vers le soleil qui venait juste d'apparaître. Dans l'église, un prêtre fait un discours pour les danseurs, ces derniers se dirigent ensuite vers le portrait de la vierge pour prier, certains montent les marches sur les genoux. On sort pour aller prendre un api. Puis on rentre, les filles sont complètement crevées. On se couche pour un repos de quelques heures.


La place de l'église

Vers 14 heures, on part vers l'église, on visite les galeries minières et le musée. Puis on parcourt le chemin du carnaval en sens inverse, sous la pluie, les jets d'eau et de mousse. Les danseurs sont encore là, avec toujours autant de courage, preuve de dévotion pour la vierge, mais ce jour là, ils ne rentrent pas dans l'église pour saluer la vierge. On reste sur la place principale pour regarder les danseurs passer. Un groupe de diablada est très impressionnant, avec des masques qui crachent du feu. Un autre groupe, qui s'appelle la diablada chilena, est une pure satire des confrontaliers qui quittèrent à la Bolivie des terres lors de la guerre du pacifique. Plus tard, on va au départ des groupes pour saluer des amis, puis on remonte le défilé jusqu'à la place.


Un groupe de Diabladas


L'avenue 6 de agosto


Il est bientôt 4 heures, un petit groupe d'entre nous décide d'aller dans une discothèque, pas terrible. Mais vers 5 heures, on remonte vers l'église pour voir le dernier groupe de tinku. Très bonne ambiance, encore beaucoup de gens, certains musiciens sont vraiment très fatigué, un soubasophoniste marchait les yeux fermés. Le jour se lève doucement et on rentre.

Une fanfare, le dimanche



Le lundi, les groupes de danseurs défilent un peu partout dans la ville, la majorité ont un repas suivi d'un baptême des nouveaux. Certains groupes font des démonstrations sur les grandes places. Puis la soirée se termine par des fêtes dans des locaux. J'ai eu la chance d'assister à tout cela. On a d'abord été au repas et au baptême de Katherine et Abril, son parrain, Don Coco, bien imbibé, m'a fortement invité à venir danser l'an prochain. Je me suis alors engagé à venir jouer dans une fanfare si je le pouvait. Beaucoup de bière, tellement que tout le monde a fini baptisé à la bière.

Groupe de Tinkus dansants dans la rue


La fête du groupe Ferrari Ghezzi

 

Le groupe a fait un dernier tour sur la place de l'église. Puis sont arrivés des diabladas pour faire une démonstration. Les diabladas sont guidés par un archange Michel. Il y avait aussi des personnes déguisées en ours. Ils dansèrent pendant longtemps, tantôt en spirale, face à face ou bien en défilant. On rentra pour manger, puis on alla à une fête d'un groupe de morenas. Il y eu de la musique traditionnelle, de la cumbia et du merengue. Puis un groupe de musicien arriva, apparemment assez connu nationalement. Encore une fois, beaucoup de gens, tous plus ou moins saoul, la bière dut surement continuer de couler longtemps après qu'on parte.


On rentre à CBBA mardi matin. C'est le jour de la Challa. Pétards et batailles d'eau sont toujours d'actualité. Personne ne travaille, tout le monde passe du temps avec sa famille à faire des offrandes à la Pachamama, pour que l'année qui vient apporte santé, joie et argent. Personnellement je vais me reposer de ces trois jours de fête, riches en couleurs, musiques, danses et émotions.

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