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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:52

Bientôt, d’ici quelques semaines, ce sera le carnaval. Le temps est une alternance de soleil et de pluies. Et donc, pendant cette période, il faut faire attention dans la rue. Des enfants ou même des adultes s’amusent à balancer des bombes à eau aux passants. Le premier dimanche de mon arrivée, j’ai croisé un pick-up, il y avait six personnes à l’arrière qui bombardaient à vue. Quand il fait beau ok, mais quand c’est tout nuageux c’est moyen et puis on devient un peu paranoïaque.

Avenue Heroinas avec sur la colline, El Cristo de la Concordia (33 mètres)

Jeudi dernier c’était compadre, c’est une fête entre personnel de travail. Les filles préparent une petite fête pour les garçons et puis ils doivent se laisser se faire arroser, prendre des confettis dans la figure, de la mousse. Au bureau, on a eu le droit a une remise de prix, chaque lauréat (c'est-à-dire tous) recevait copieusement de la mousse et des confettis. Les filles s’amusaient beaucoup, mais bizarrement, elles avaient mis des vêtements qui ne craignaient pas. Elles commencèrent à nous balancer des verres d’eau. Je suis parti avant d’être trempé, avec l’excuse que je serai suffisamment mouillé dans la rue.

Avant


Et j’ai bien fait parce que les derniers à être restés sont partis trempés de la tête aux pieds, filles comprises (c’est ce qu’elles voulaient après tout). Et jeudi prochain, ce sera au tour des garçons de préparer une fête pour les filles (en essayant de faire pire). Très sympa comme tradition. Ça met une bonne ambiance pendant plusieurs semaines, vu qu’on en parle à peu près tous les jours depuis que je suis arrivé.

Après

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 18:00

C’est le nom de l’organisme ou je suis en train de faire mon stage. C’est une entreprise à but non lucratif. Il y a beaucoup de personnes qui y travaillent, avec des professions très diverses (ingénieur, avocat, diplômés en administration et aussi des techniciens). Actuellement, il y a aussi deux thésards de l’université locale et deux américains qui traduisent le site internet. Les objectifs sont divers mais centrés sur les problèmes énergétiques, principalement en zone rurale, zone pauvre de Bolivie.

 

En 2005, le gouvernement lance un projet d’électrification rurale par système photovoltaïque, IDTR. Après un appel d’offre, Energetica s’engage à poser des panneaux pour 4000 foyers, Isofoton, une entreprise espagnole, s’en tire avec 13000. C’est un des plus gros projets auquel participe l’entreprise. Malgré la connaissance du terrain, il y a eu quelques problèmes, par exemple, avec la flambé des prix du minerai et du gaz (la Bolivie est un grand exporteur de ces matières premières), les préfectures ont eu de l’argent qu’elles ont mis dans la prolongation du réseau électrique. Ainsi, la pose de panneau photovoltaïque est inutile. Et il faut aller chercher les foyers susceptibles d’être intéressés plus loin et ce sont des foyers plus pauvres, du fait de la distance et de la difficulté d’accès, le coût de la pose est plus élevé. Les aides apportées par l’état doivent donc être révisées pour permettre au projet de continuer normalement.

 

De plus, Isofoton a quelques problèmes en Bolivie et financièrement (ils vont licencier du personnel en Espagne du fait de la « crise »). Donc ils sous contractent à Energetica ou ils leur cèdent des projets. Lundi 9 a débuté une formation de deux semaines pour des techniciens locaux qui posent les panneaux, mais seront aussi chargés de la maintenance durant quatre ans après la pose. J’ai été suivre ou aider pour quelques cours. Je vais donc travailler en grande partie sur ce projet IDTR.


http://www.energetica.org.bo
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 16:39

Depuis Arequipa, j’ai donc pris un car pour La Paz dans la nuit de vendredi à samedi. J’ai dormi dans le terminal en attendant. Il a dû partir vers 1h ou 2h je ne sais pas trop, je suis monté dans le bus la tête dans le pâté.

Vue sur le lac


Quand le soleil se levait, on approchait du lac Titicaca (qui a rigolé ? petit gamin !) Paysage assez grandiose, mais toujours cette masse de nuage, quelle idée de voyager en saison des pluies ! On a donc longé le lac jusqu'à la frontière. Dans le car, un péruvien de Lima a le soroche, le pauvre, il restera scotché à son fauteuil durant tout le trajet, sauf pour passer la frontière évidement. Après tamponnage des passeports et change de monnaie (de nouveaux sols à bolivianos), nous voici en Bolivie. On passera un autre contrôle un peu plus loin, et on nous arrêtera sur la route aussi. Apparemment deux types étaient suspectés de trafic d’armes.

Puno, peu avant la frontière


On arrive à La Paz deux heures plus tard. En passant par El Alto, quartier pauvre de la capitale. A la station de car, je rencontre David et Alex (les deux faux trafiquants d’armes), qui étaient dans le même avion que moi, eux sont restés une nuit à Lima. David va aussi à Cochabamba, Alex (avec un accent à l’andalouse) lui va à Santa Cruz de la Sierra. On sympathise, on achète nos billets et on va manger un morceau. Ce n’était pas très bon alors je ne m’étendrais pas sur le sujet.

El Alto


On part vers 16 heures, on discute pendant le trajet avec David, il m’explique des choses sur la Bolivie, les différences entre Aymaras et Quechuas.

On arrive vers minuit à Cochabamba (Cocha ou Cbba par la suite). On prend un « trufi » (minibus taxi), pour aller chez David qui m’offre généreusement l’hospitalité pour la nuit. Enfin je suis arrivé, après quatre jours et demi de voyage. Je m’étais presque habitué à être dans un car, mais j’ai un peu souffert de l’air conditionné et du manque d’hygiène, j’ai donc le droit à un petit rhume.

Clocher d'église à El Alto

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:26

Une fois arrivé à Arequipa dans la matinée du 6, je me renseigne sur les cars qui vont à La Paz. Le prochain part à 1 heure du matin. J’ai donc le temps de visiter un peu la ville. Il fait beau pour l’instant, je prends un petit-déjeuner succulent :

- un bol de bananes frites en rondelles et des noix en petit morceaux, baignant dans un jus d’ananas et saupoudré de cannelle. Miam !!

- Des « tostadas », des gaufres plates avec du miel

- et un petit café.

Le nom de l’ensemble, tostadas a la francesa, si seulement on mangeai ça le matin en France !!

Patio des orangers à l'interieur du monastère


J’ai ensuite été visiter un monastère de bonne sœur, très ancien (fondé en 1579) mais toujours habité. On peu visiter toutes les anciennes chambres, les cuisines, le réfectoire, où sont placés les objets qu’elles utilisaient. Et puis il y a aussi une exposition énorme de tableau religieux. En tout cas intéressant, et les couleurs des rues (oui rues, car c’est super grand) rendent l’ensemble plutôt gai. Comme il y souvent des tremblements de terre, il y a une partie des chambres qui s’était écroulée et ils ne l’ont pas restaurée.

Dégats dûs aux tremblements de terre


En sortant, il pleuvait, pas de bol. Je me suis réfugié dans un autre musée. Le musée municipal, super chauvin, avec plein de portraits des héros (guerre d’indépendance et contre le Chili) et des personnes importantes de la ville. Aussi une partie sur les volcans de la zone (plus de 80), dont certains sont tout petits (3m). Une salle est consacrée aux tremblements de terre, avec des photos des dégâts causés. Le dernier, en 2001 a fait s’effondrer les tours de la cathédrale.

Photo des tours de la cathédrale s'éffondrant


D’ailleurs après j’ai été visiter la cathédrale, elle est très haute, blanche et avec beaucoup de statues dorées. De nombreuses personnes viennent prier.

J’ai fini la visite par une halte dans un bar en face de l’université, ambiance très éclectique et animée. J’ai pris une bière, mais elle m’a vite montée à la tête avec la fatigue et l’altitude. Je retourne à la station de car, de peur d’avoir le soroche, (mal d’altitude) j’achète des bonbons à la coca.

En tout cas, cette ville m’a laissé une très bonne impression, assez baba-cool, et le sourire du policier aidant à traverser fait oublier le klaxon continu des taxis. Et puis si le brouhaha est vraiment insupportable, il suffit de rentrer dans un des nombreux patios pour retrouver le calme.

Plaza de armas et cathédrale

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 19:03

Mardi 3, je suis parti de Nantes en début d’après-midi. Après un changement à Bordeaux, je suis arrivé à Madrid dans la matinée du 4. Je suis sorti rapidement voir un peu la ville. A part la fameuse tour de télécommunication, rien de bien intéressant, alors, allons voir cet aéroport.

La Torrespaña

Pas grand-chose de plus intéressant, mais maintenant, je connais très bien le terminal 1 de Barajas. Pour l’embarcation, il y avait énormément de monde, l’avion, un A330, était plein en fait. Ca fait du monde.

Bref, à l’arrivée à Lima, passage de la frontière et de la douane sans aucun problème. Après avoir récupéré mon sac et changer de l’argent, je sors et là… BOAAA, plein de gens attendant les autres gens qui sortaient de l’avion, et plein de conducteurs de taxi en costard avec un petit badge d’une quelconque compagnie, qui essaye de t’attirer dans leur véhicule par des techniques de séduction avancée. Au final comme un gros balot, je me laisse guider par un mec qui prétend pouvoir me trouver un car pour La Paz. On passe sur un pont piéton pour traverser une route, et tout de suite je me rends compte que je suis dans un endroit urbain très pauvre. Finalement, le bonhomme m’amène dans une agence de voyage. Le mec derrière le bureau ne semble pas savoir grand-chose. Il me propose un tarif qui me semble bien élevé, en comparaison a ce qui dit mon ami le guide du routard. Donc je refuse poliment. Et je demande au premier bonhomme s’il peut m’aider à trouver un taxi maintenant. On va au premier carrefour et je monte dans le premier taxi qui vient. Je lui demande de m’amener à la gare routière d’une telle compagnie.

Surprise, sur place, ils etaient en train de tourner un film publicitaire. Petite diversion pour l’attente. Dans le car pour Arequipa, le steward (oui, il y a un steward, qui passe donner à manger, et sert le café) organise un Bingo. Le gros lot, un aller gratuit. Une petite dame gagne, toute émue, en pleurs, elle dédicace sa victoire à son mari mort quelques années plus tôt. Tout le monde applaudit la larme à l’œil même ceux qui sont dégoûtés d’avoir perdu. Il fait déjà nuit, je verrai à peine le paysage au petit matin, d’ailleurs je rajouterai que je n’ai pas vu un seul lama durant cette partie du voyage, mais bien des vaches et même un âne (oui papa tu avais raison).

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